BPA et femmes enceintes : plus de risque de prématurité...

Considéré comme perturbateur endocrinien, le Bisphénol A (BPA) est une substance à risque pour les enfants et les femmes enceintes. Une nouvelle étude en apporte encore une fois la preuve en montrant que les femmes exposées pendant leur grossesse au BPA ont plus de risque d’accoucher prématurément.

   

 Le BPA est une substance que l’on retrouve un peu partout dans notre vie quotidienne : bouteilles, boites de conserve et en plastique et même tickets de caisse. Le problème, c’est qu’il est capable de migrer des contenants alimentaires vers la nourriture ou les boissons avec lesquels il est en contact. Un phénomène d’autant plus important lorsqu’on chauffe le produit avec son emballage. Ce n’est plus un secret pour personne : le BPA est un perturbateur endocrinien, c’est-à-dire qu’il interfère avec le système hormonal et induit ainsi des effets délétères sur l’organisme. On sait par exemple qu’il agit sur les récepteurs des œstrogènes, entrainant ainsi des troubles de la reproduction comme la baisse du nombre de spermatozoïdes, des malformations congénitales, la puberté précoce, etc.

 

Des chercheurs ont voulu savoir si le BPA pouvait influer sur la prématurité des bébés. Pour cela, ils ont analysé des échantillons de sang provenant de femmes enceintes admises à l'hôpital pour le travail et l'accouchement et des prélèvements du liquide amniotique du fœtus ont été effectués au cours du travail. Ils ont tout d’abord constaté que 100% des échantillons analysés contenaient du BPA. Ensuite, le risque d’accouchement prématuré était multiplié par plus de 4 chez les femmes qui avaient le plus de BPA dans le sang. Chez celles présentant des niveaux élevés de cette substance dans le liquide amniotique, le risque était multiplié par 2,5.

Cette étude montre encore une fois l’importance pour une femme enceinte de limiter son exposition au BPA, par exemple, en privilégiant les bocaux en verre plutôt qu’en plastique. Heureusement, il est déjà interdit dans tous les contenants alimentaires depuis 2015. Mais par quoi est-il remplacé ? Par des alternatives comme le Bisphénol S (BPS). Problème : il semblerait que lui aussi perturbe nos hormones et qu’il soit en plus toxique pour les milieux aquatiques.

 

Source : asef-asso.fr

http://www.asef-asso.fr/mon-enfant/l-actu-des-enfants/2713-bpa-et-femmes-enceintes-plus-de-risque-de-prematurite-du-bebe

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